Quels sont les différents types de filtres : guide complet

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Par Maxime

L’article en bref

La filtration représente 80 % du traitement de l’eau d’une piscine. Découvrez les principaux systèmes disponibles et comment bien choisir le vôtre.

  • Filtre à sable : le classique le plus répandu, avec une finesse de 20-40 microns et un coût modéré (100-400 €), mais consommateur d’eau.
  • Filtre à cartouche : compact et économe, idéal pour les petits espaces, avec une finesse de 10-40 microns et sans rejet d’eau lors du nettoyage.
  • Filtre à diatomées : la filtration d’élite avec une finesse exceptionnelle de 1-5 microns, recommandé pour les baigneurs exigeants (coût ~1 000 €).
  • Verre filtrant recyclé : l’option écoresponsable offrant une durabilité infinie, une finesse de 15-30 microns et un excellent compromis prix-performance.
  • Bien choisir : calculez votre débit, considérez l’espace disponible, la fréquentation réelle et le coût des recharges sur plusieurs années.

La filtration représente 80 % du traitement de l’eau d’une piscine. Les 20 % restants reviennent aux produits chimiques. Quand je travaille sur des installations aquatiques de grande envergure, je constate à quel point ce paramètre est sous-estimé par les particuliers. Pourtant, choisir le bon système de filtration, c’est la base d’une eau cristalline sans se battre toute la saison.

Les distincts types de filtres piscine : panorama intégral

Il existe bien plus de filtres que les deux ou trois modèles dont on entend parler dans les rayons de jardinage. Voici une présentation structurée des principales solutions disponibles, avec leurs caractéristiques réelles.

1. Le filtre à sable : le vaste classique

Le filtre à sable reste le plus répandu sur le marché pour les piscines privées. Son principe est simple : l’eau traverse une cuve remplie de sable qui retient les impuretés. Sa finesse de filtration oscille entre 20 et 40 microns, ce qui est correct mais pas exceptionnel. Son prix varie de 100 à 400 euros à l’achat, et un sac de 25 kg de sable de recharge coûte environ 35 euros. Le sable doit être remplacé tous les 5 ans en moyenne, quelquefois jusqu’à 8 ans.

Son principal avantage : la durabilité et la compatibilité avec tous les traitements de l’eau. Son talon d’Achille : la consommation d’eau générée par les contre-lavages réguliers. On peut améliorer ses performances en y substituant de la zéolite ou du verre filtrant.

2. Le filtre à cartouche : compact et économe en eau

J’apprécie particulièrement ce filtre pour les installations avec peu de place. Sa finesse de filtration atteint 10 à 40 microns (parfois 15 à 20 selon les fabricants), et il ne demande aucun rejet d’eau à l’égout lors du nettoyage. Comptez environ 100 euros pour le filtre, et entre 15 et 65 euros pour une cartouche de rechange, à changer toutes les 2 à 4 semaines en saison, ou tous les 3 à 4 ans selon les fabricants.

Attention : il n’est pas compatible avec le PHMB ni les floculants. Pour les épurateurs hors-sol, une cartouche coûte seulement 5 euros. C’est une solution idéale pour les petites piscines ou les locaux techniques exigus.

3. Le filtre à diatomées : la filtration d’élite

Voilà le filtre que je recommande aux baigneurs les plus exigeants, notamment pour les piscines intérieures. Sa finesse de filtration remarquable atteint 1 à 3 microns, soit jusqu’à 5 microns au maximum. C’est cinq fois plus fin qu’un filtre à sable. Les diatomées sont des algues unicellulaires fossilisées dont la structure microscopique forme un tamis naturel remarquable.

Son coût d’achat avoisine 1 000 euros, et un sac de 25 kg de poudre de diatomées revient à 55 euros. La poudre doit être renouvelée après chaque contre-lavage, et un nettoyage approfondi des cadres filtrants est nécessaire au moins une fois par an. Ce filtre n’est pas compatible avec le traitement au PHMB ni certains algicides.

Médias filtrants alternatifs : zéolite, verre et charbon actif

Au-delà des filtres traditionnels, plusieurs médias filtrants viennent enrichir le choix selon vos priorités : économies, performance ou respect de l’environnement.

La zéolite : performance et longévité

La zéolite est une roche volcanique au fort pouvoir d’absorption. Elle se place simplement dans un filtre à sable existant. Sa durée de vie atteint 7 ans avant remplacement, contre 5 ans pour le sable. Un sac de 25 kg coûte 40 euros. Attention en revanche : elle est incompatible avec les traitements à l’hypochlorite de sodium et de calcium.

Le verre filtrant recyclé : l’option écoresponsable

Le verre filtrant provient du recyclage industriel. Sa finesse de filtration se situe entre 15 et 30 microns, meilleure que celle du sable. Sa structure chargée électriquement limite le développement du biofilm et réduit la fréquence des contre-lavages. Surtout, il dure indéfiniment. Un sac de 25 kg coûte entre 20 et 30 euros, ce qui le positionne entre le sable et la zéolite en termes de prix. C’est l’option que je privilégie quand quelqu’un me demande un bon compromis.

Le filtre à charbon actif et la poche filtrante

Le charbon actif offre une capacité d’absorption extraordinaire. Le filtre coûte environ 50 euros, et un sac de 25 kg de charbon revient à 140 euros. La poche filtrante, elle, fonctionne sur le principe de la microfiltration : placée entre le skimmer et la pompe, elle filtre entre 20 et 50 microns selon la dureté de l’eau. Les plus grandes peuvent traiter jusqu’à 500 m³/h. À l’achat, comptez entre 30 et 80 euros pour le filtre à poche, et environ 30 euros pour la poche de rechange. Simple, économique, sans rejet à l’égout.

Type de filtre Finesse (microns) Prix d’achat Recharge
Filtre à sable 20 à 40 100 à 400 € 35 €/25 kg
Filtre à cartouche 10 à 40 100 € 15 à 65 €/cartouche
Filtre à diatomées 1 à 5 ~1 000 € 55 €/25 kg
Zéolite (dans filtre à sable) Meilleure que sable 150 à 350 € 40 €/25 kg
Verre filtrant 15 à 30 Filtre à sable + média 20 à 30 €/25 kg

Bien choisir son filtre de piscine selon son profil

Le choix d’un filtre de piscine ne se résume pas à un seul critère. Il faut croiser plusieurs paramètres avant de décider.

Calculer le volume et le débit nécessaires

La formule est élémentaire : volume = longueur × largeur × profondeur moyenne. Pour une piscine de 6 m × 4 m × 1,5 m, on obtient 36 m³. Le débit à filtrer se calcule ainsi : 36 m³ ÷ 8 heures = 4,5 m³/h. Pour les piscines résidentielles, les diamètres de filtres les plus courants sont Ø300, Ø400, Ø500 et Ø600 mm. Le filtre doit correspondre au débit maximal de la pompe, jamais en dessous, sous peine de laisser passer l’eau non filtrée.

Adapter le filtre à son usage réel

Voici les critères à considérer pour faire le bon choix :

  1. Le volume du bassin : un épurateur hors-sol (100 à 300 euros) convient pour une petite piscine gonflable, pas pour un bassin enterré.
  2. La fréquentation : plus la piscine est utilisée intensivement, plus la finesse de filtration compte.
  3. L’espace disponible : le filtre à cartouche gagne clairement sur ce point.
  4. Le budget global : intégrez toujours le coût des recharges sur plusieurs années, pas seulement le prix d’achat.

Le filtre doit tourner au minimum 8 à 10 heures par jour, surtout en plein été. La pompe, qui est l’équipement le plus énergivore du système, peut être remplacée par un modèle à vitesse variable : les économies d’énergie peuvent atteindre 75 % selon les fabricants. Un investissement qui mérite réflexion, surtout sur le long terme.

Pour aller plus loin sur les installations aquatiques et leur fonctionnement : wiki aquaparc et wiki de la Dordogne.

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